| "Pour saluer Jacques Clauzel" in monographie "Jacques Clauzel "2009 Michel Bohbot |
Pour saluer Jacques Clauzel
« La nuit fait et défait
son céleste filet ».
P. Neruda
Ici commence
L’espace nouveau
Et singulier.
Un abîme
Qui garde donne
Et engendre
Un autre espace
Au revers du premier.
°°°°
Jardin de feu
De braises éteintes
De cendres de charbon
Livré à la puissance
Des lignes errantes.
°°°°
Une trace
Un écho
Retrouvant son zénith
A la fin du parcours.
°°°°
Terre silencieuse
Qu’aucun vent ne soulève
Traversée de frissons
Plus éloquents que les mots.
°°°°
Tu ouvres des chemins
Des chemins d’errance
Et l’encre de nuit
Renseigne les oiseaux.
°°°°
Le désert garde les traces
D’anciens chemins des caravanes
Puis les efface
Pour grandir.
°°°°
Là où couve le feu
Me mènent mes pas chancelants.
°°°°
Etablir dans la poussière
L’écume d’un tracé.
°°°°
Ouvrir en pleine lumière
Un chemin de braise.
Progresser vers le gouffre
Ourlé d’étincelles.
°°°°
Retenir son souffle
Jusqu’à devenir
Absent - présent.
°°°°
Nettoyer la surface
De ce qui divise
Et corrompt.
°°°°
Donner à voir
Les non – limites
Du territoire.
Michel BOHBOT
décembre 2008 |